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Quels sont les moteurs de recherche les plus utilisés dans le monde en 2026 ?

15 Sep 2026 · 14 min de lecture


Planisphère avec une grande loupe violette sur l'Europe et cinq petites loupes sur les autres continents, et une bulle de conversation IA

La réponse courte : Google, et de très loin. En août 2026, il traite 91,1 % des recherches dans le monde et 89,55 % en Belgique selon StatCounter, ce qui en fait la priorité de tout site professionnel. Mais une recherche sur dix se fait ailleurs : chez Bing d'abord (7,11 % en Belgique, près de 9 % sur ordinateur), chez des moteurs nationaux qui dominent leur pays (Yandex en Russie, Baidu en Chine, Naver en Corée du Sud), et de plus en plus dans des assistants d'intelligence artificielle qui répondent sans afficher de liste de résultats. Cet article passe en revue les moteurs qui comptent, pays par pays, explique qui alimente qui, ce que le GEO change au référencement et comment IndexNow prévient les moteurs de vos mises à jour. Tous les chiffres ont été vérifiés le 15 septembre 2026.

Les moteurs de recherche les plus utilisés dans le monde

StatCounter mesure la part de chaque moteur à partir des visites qu'il envoie vers les sites qui utilisent son outil de statistiques, soit plusieurs milliards de pages vues par mois. Ce n'est pas un recensement des requêtes, mais c'est la mesure publique la plus suivie, et la seule qui couvre tous les pays avec la même méthode. Toutes plateformes confondues, en août 2026 :

MoteurPart mondiale (tous appareils)Part sur ordinateurPart sur mobile
Google91,1 %86,05 %95,59 %
Bing4,5 %8,84 %0,6 %
Yahoo!1,23 %2,15 %0,47 %
Yandex0,99 %1,1 %0,9 %
DuckDuckGo0,7 %0,7 %0,69 %
Baidu0,62 %0,34 %0,84 %

Deux lectures de ce tableau. La première : la position de Google tient d'abord au mobile, où Android et le contrat de moteur par défaut sur l'iPhone lui donnent plus de 95 % des recherches. La seconde : sur ordinateur, là où l'on travaille, l'écart se resserre. Bing y pèse près de 9 % dans le monde, parce qu'il est le moteur par défaut de Windows, d'Edge et de Copilot, et qu'une bonne partie des entreprises ne le change jamais.

Qui sont ces six moteurs ?

  • Google (Alphabet, 1998) : le plus grand index du web, le seul à couvrir toutes les langues avec la même profondeur, et le moteur par défaut d'Android, de Chrome et de Safari.
  • Bing (Microsoft, 2009) : le deuxième index mondial, et surtout la matière première de beaucoup d'autres services : Yahoo!, DuckDuckGo, Ecosia et Copilot s'appuient sur ses résultats, ChatGPT en partie.
  • Yahoo! : n'a plus d'index propre et affiche des résultats fournis par Bing. Au Japon, Yahoo! Japan est une société distincte qui utilise l'index de Google.
  • Yandex (Russie, 1997) : le moteur national russe, présent aussi en Turquie, au Kazakhstan et dans les pays russophones.
  • DuckDuckGo (États-Unis, 2008) : le moteur « sans traçage », alimenté par Bing et par son propre robot pour une partie des résultats.
  • Baidu (Chine, 2000) : le moteur de référence en Chine continentale, où Google n'est pas accessible.

Là où Google n'est pas le premier

La moyenne mondiale cache des marchés entiers où Google est deuxième, voire marginal. Si vous exportez, ou si vous visez une clientèle originaire de ces pays, c'est là que se joue votre visibilité. Chiffres StatCounter, août 2026 :

PaysMoteur localPart du moteur localPart de Google
RussieYandex70,35 %27,79 %
ChineBaidu59,26 %1,41 % (Bing : 18,92 %)
Corée du SudNaver43,71 %46,6 %
TchéquieSeznam15,63 %79,33 %
JaponYahoo! Japan6,96 %63,02 % (Bing : 28,29 %)

Ce que ces marchés ont en commun : le moteur local a son propre index, ses propres règles de classement et ses propres outils pour les propriétaires de sites (Yandex Webmaster, Baidu Ziyuan, Naver Search Advisor, Seznam Webmaster). Un site bien classé sur Google n'y bénéficie d'aucun avantage automatique. Naver, par exemple, fonctionne comme un portail : ses résultats mettent en avant ses propres blogs, forums et questions-réponses avant le web ouvert, et une entreprise qui veut exister en Corée du Sud y publie directement. En Chine, un site hébergé hors du pays et sans licence locale se charge lentement et se classe mal, quel que soit son contenu.

Le cas du Japon mérite un mot : Bing y dépasse 28 % des recherches, l'une de ses meilleures parts au monde, portée par un parc d'ordinateurs Windows en entreprise et par l'intégration de Copilot. Pour une PME belge qui vend au Japon, Bing Webmaster Tools devient obligatoire.

Et en Belgique ?

Le marché belge ressemble à la moyenne européenne, avec une particularité : Bing y pèse plus lourd que chez nos voisins.

MoteurBelgiqueFrancePays-BasEurope
Google89,55 %88,76 %89,68 %89,69 %
Bing7,11 %5,13 %3,72 %4,74 %
Ecosia1,07 %1,4 %0,62 %0,48 %
Yahoo!1,02 %2,55 %1,19 %1,37 %
DuckDuckGo0,77 %0,79 %1,75 %0,84 %
Yandex0,31 %moins de 0,8 %2,84 %2,26 %

Sept recherches sur cent en Belgique passent par Bing, et cette part monte nettement sur ordinateur, donc pendant les heures de bureau. Ce sont les recherches des services achats, des cadres, des administrations et des grandes entreprises dont le poste de travail est verrouillé sur Windows et Edge. Pour une activité B2B, ignorer Bing revient à fermer la porte à une partie de ses meilleurs prospects. En France, Qwant (0,83 %) et Ecosia (1,4 %) portent une alternative européenne : leur coentreprise European Search Perspective construit depuis 2025 son propre index, baptisé Staan, qui alimente déjà une partie des résultats français et allemands des deux moteurs. Une part encore faible, mais un index de plus dans lequel il faudra exister.

Pour un site vitrine belge, la conclusion tient en une phrase : tout construire pour Google, et vérifier que Bing voit la même chose. Un site correctement bâti sur le plan technique est lu de la même façon par les deux, et c'est ainsi que nous concevons les nôtres.

Pourquoi Google reste la priorité, et où ça coince

Neuf recherches sur dix, c'est aussi neuf clients potentiels sur dix. Google est le seul moteur pour lequel la fiche d'établissement (celle qui apparaît dans Maps et dans le bloc local des résultats) apporte des appels et des visites en magasin à elle seule : c'est le cœur du SEO local. C'est aussi le moteur qui fournit la mesure la plus fine de votre visibilité, par la Search Console, gratuite. Aucun plan de visibilité sérieux ne commence ailleurs.

Trois évolutions rendent pourtant cette dépendance plus fragile qu'avant.

  • Google répond lui-même. Ses AI Overviews, les résumés générés au-dessus des résultats, touchent 2,5 milliards de personnes par mois selon Google (mai 2026), et son mode IA, une conversation à la place de la liste de liens, a dépassé le milliard d'utilisateurs mensuels. Sur les questions d'information, une partie des visiteurs obtient sa réponse sans cliquer sur aucun site.
  • Le trafic se déplace vers des assistants. Une partie des questions qu'on tapait dans Google se pose désormais à ChatGPT, Copilot, Perplexity ou Gemini. Elles n'apparaissent dans aucune part de marché des moteurs, puisque ces outils ne sont pas comptés comme tels, mais elles décident de choix d'achat.
  • Google fixe seul ses règles. Ses mises à jour d'algorithme peuvent faire perdre la moitié du trafic d'un site en une semaine. Exister aussi sur Bing, dans les assistants et dans des index indépendants, c'est ne pas dépendre d'un seul robinet.

Qui alimente qui : la carte des index

Le point que la plupart des classements oublient : il existe beaucoup moins d'index que de moteurs. Un index, c'est la copie du web qu'un moteur construit avec ses robots et dans laquelle il cherche. Construire le sien coûte des milliards, donc la plupart des services louent celui d'un autre.

  • Index Google : Google, Yahoo! Japan, et les réponses de Gemini, des AI Overviews et du mode IA.
  • Index Bing : Bing, Yahoo!, DuckDuckGo (avec son propre robot en complément), Ecosia (en partie), Copilot, et une partie des résultats web de ChatGPT, qui combine un accord avec Bing et son propre robot, OAI-SearchBot.
  • Index Brave : Brave Search, qui vend aussi son index à des assistants IA tiers.
  • Index Perplexity : construit par son robot PerplexityBot pour ses propres réponses.
  • Index européen Staan (Ecosia et Qwant) : une partie des résultats en France depuis août 2025 et en Allemagne depuis 2026, environ un milliard de pages.
  • Index nationaux : Yandex, Baidu, Naver, Seznam, chacun chez lui.

Conséquence pratique : être correctement indexé par Bing vous rend visible sur cinq ou six surfaces à la fois, dont des assistants IA. Et un contenu que Google ou Bing ne trouvent pas n'existe pas non plus pour ChatGPT ou Copilot. Le socle est le même partout : c'est le SEO technique.

Du SEO au GEO : ce qui change avec les moteurs génératifs

Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne les pratiques qui visent à être repris et cité dans les réponses des moteurs génératifs : ChatGPT, les AI Overviews et le mode IA de Google, Copilot, Perplexity, Gemini, Claude. Les ordres de grandeur, vérifiés le 15 septembre 2026 :

  • ChatGPT comptait 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires le 27 février 2026, selon OpenAI, contre 400 millions un an plus tôt.
  • Les assistants IA ont reçu 9,5 milliards de visites par mois sur la période juin 2025-mai 2026, en hausse de 70 % sur un an, selon Similarweb. ChatGPT en concentre environ 53 %, Gemini 27 %, Claude 9 %.
  • La part des conversations ChatGPT (États-Unis) qui citent au moins une source externe est passée de 1,6 % en juin 2025 à 6,8 % en mai 2026, toujours selon Similarweb : jusqu'à 23 % dans le voyage, moins de 4 % dans les services professionnels.

Sur la plupart des sites, le trafic envoyé par ces assistants reste faible, quelques pour cent au mieux, loin derrière la recherche classique. Mais ce trafic arrive avec une intention précise : le visiteur a déjà lu un résumé de votre offre et vient vérifier ou prendre contact. Il convertit mieux, et il est en croissance rapide.

Ce que le GEO ne change pas : les moteurs génératifs lisent le même web que les moteurs classiques, souvent à travers les mêmes index. Un site lent, mal structuré ou fermé aux robots est invisible partout. Ce qu'il change, en six points :

  • La réponse en tête. Les modèles extraient des passages courts et autonomes. Une page qui répond à une question précise dans ses deux premières phrases, avec le contexte nécessaire pour être comprise seule, est citable. Une page qui commence par trois paragraphes d'introduction ne l'est pas.
  • Des faits datés et sourcés. Un chiffre avec sa source et sa date de vérification vaut dix adjectifs. C'est ce que les assistants reprennent, et c'est ce qui vous distingue des pages générées à la chaîne.
  • Des données structurées. Le balisage schema.org (organisation, article, FAQ, service, avis) donne aux machines les faits sans ambiguïté : qui vous êtes, où, ce que vous vendez, à quel prix.
  • Des questions-réponses. Une FAQ dont chaque réponse tient en deux ou trois phrases compréhensibles hors contexte est le format le plus repris par les moteurs génératifs.
  • Une autorité identifiable. Un auteur nommé, une expérience réelle du sujet, des pages « à propos » et des mentions complètes : les critères E-E-A-T de Google servent aussi aux modèles pour décider qui croire.
  • Des robots autorisés. Le fichier robots.txt de votre site décide qui peut le lire. Bloquer GPTBot (le robot d'entraînement d'OpenAI) est un choix défendable ; bloquer OAI-SearchBot, PerplexityBot ou ClaudeBot, les robots de recherche, revient à disparaître des réponses. Beaucoup de sites les bloquent sans le savoir, par une règle générique ou un pare-feu trop zélé.

Un dernier signal, peu coûteux : un fichier llms.txt à la racine du site, qui résume en texte simple ce que vous faites et liste vos pages utiles. Aucun grand acteur ne s'est engagé officiellement à le lire, mais il n'a pas d'inconvénient, et notre propre site en publie un dans chaque langue.

IndexNow : prévenir les moteurs au lieu d'attendre leur passage

Un moteur classique découvre vos nouvelles pages en revenant régulièrement sur votre site et en relisant votre sitemap XML. Entre la mise en ligne d'une page et son apparition dans les résultats, il peut se passer quelques heures ou plusieurs semaines, selon la fréquence à laquelle le robot vous rend visite. IndexNow inverse la logique : c'est le site qui prévient les moteurs, au moment même où une page est créée, modifiée ou supprimée.

Le protocole est ouvert et gratuit. Il a été lancé en octobre 2021 par Microsoft Bing et Yandex, et il fonctionne en deux temps : le site publie un petit fichier clé à sa racine, qui prouve qu'il est bien l'émetteur, puis envoie la liste des adresses modifiées à un seul point d'entrée. Cette notification est partagée entre tous les moteurs participants, sans qu'il faille la répéter pour chacun.

La liste officielle des participants, publiée sur indexnow.org et vérifiée le 15 septembre 2026 : Bing, Yandex, Seznam, Naver, Yep, ainsi que l'Internet Archive et Amazon, dont le robot Amazonbot a rejoint le protocole en juin 2025 pour ses propres services. Par ricochet, Yahoo!, DuckDuckGo, Ecosia, Copilot et la part de ChatGPT qui repose sur l'index Bing profitent des mêmes notifications. Côté chiffres, Microsoft indiquait en août 2022 que 7 % des nouvelles adresses cliquées dans les résultats de Bing provenaient d'IndexNow ; en mars 2024, cette part atteignait 17 %, pour 2,5 milliards d'adresses soumises.

Google n'y participe pas. Il avait annoncé tester le protocole fin 2021 et n'a jamais donné suite : pour Google, la voie reste un sitemap XML à jour, un site rapide à parcourir et, au besoin, la demande d'indexation manuelle dans la Search Console. Un service de notification existe bien chez Google, mais il est réservé aux offres d'emploi et aux événements diffusés en direct.

L'activer dépend de votre outil :

  • WordPress : Yoast SEO, Rank Math et All in One SEO l'intègrent, et Microsoft publie un module officiel gratuit.
  • Wix, Duda, Shopify : la prise en charge est native, sans rien à installer.
  • Cloudflare : l'option « Crawler Hints » active IndexNow en un clic pour tout site qui passe par ses serveurs, quel que soit l'outil derrière.
  • Site sur mesure : quelques lignes ajoutées au moment de la publication suffisent. Sur kernweb.be, chaque mise en ligne envoie automatiquement la liste des pages du plan du site à IndexNow : Bing et les autres participants en sont informés sans attendre leur prochain passage.

Concrètement pour votre site : la liste à cocher

  • Search Console et Bing Webmaster Tools ouverts et vérifiés, le sitemap XML soumis dans les deux. Bing importe vos sites depuis la Search Console en un clic : dix minutes de travail.
  • Une fiche d'établissement sur Google et sur Bing Places, avec la même adresse, les mêmes horaires et les mêmes photos.
  • IndexNow activé si votre outil le permet, sans rien changer à votre routine de publication.
  • Des données structurées sur chaque type de page : organisation, service, article, FAQ.
  • Un fichier robots.txt relu, qui laisse entrer les robots de recherche des assistants IA, sauf décision contraire de votre part.
  • Des contenus qui répondent : une question réelle en titre, la réponse dans les deux premières phrases, des chiffres datés, une FAQ. Le même principe qu'un site qui convertit, appliqué au texte.
  • Une mesure : dans votre outil d'analyse, un segment sur les sources chatgpt.com, perplexity.ai, copilot.microsoft.com et gemini.google.com, pour savoir ce que les assistants vous apportent déjà.
  • En cas de refonte, des redirections complètes : les assistants IA citent des adresses précises, et une adresse cassée disparaît de leurs réponses comme des résultats de Google. Notre méthode est décrite dans migrer un site sans perdre son référencement.

Les questions qu'on nous pose

Faut-il optimiser son site pour Bing ? Oui, et cela ne coûte presque rien : un site correctement construit pour Google l'est aussi pour Bing. Il suffit d'ouvrir Bing Webmaster Tools, d'y soumettre le sitemap et d'activer IndexNow. Bing représente 7,11 % des recherches en Belgique en août 2026 (StatCounter), davantage en B2B et sur ordinateur, et son index alimente Yahoo!, DuckDuckGo, Copilot et une partie de ChatGPT.

ChatGPT va-t-il remplacer Google ? Pas à l'horizon visible. ChatGPT compte 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires (OpenAI, février 2026) ; Google traite 91 % des recherches mondiales et ses seuls résumés IA touchent 2,5 milliards de personnes par mois. Ce qui change, c'est la forme de la recherche : Google lui-même répond désormais par une synthèse générée. La question utile pour une entreprise est de savoir si son site est lisible et citable par les deux.

IndexNow remplace-t-il le sitemap XML ? Non. Le sitemap reste la liste de référence de vos pages, et le seul canal de découverte pour Google, qui ne participe pas à IndexNow. IndexNow ajoute un signal instantané pour Bing, Yandex, Seznam, Naver et les services qui reposent sur eux. Les deux se complètent.

Comment savoir si ChatGPT cite mon site ? Posez-lui, ainsi qu'à Perplexity et à Copilot, les dix questions que vos clients vous posent le plus, en mode recherche web, et regardez les sources affichées. Complétez avec votre outil d'analyse d'audience : les visites venant de chatgpt.com, perplexity.ai ou copilot.microsoft.com y apparaissent comme des sites référents ordinaires.

Vous voulez savoir où en est votre site, sur Google et ailleurs ? Parlez-nous de votre activité : on aura visité votre site avant de vous répondre, Search Console, Bing et assistants IA compris.

Pour aller plus loin

Votre site vous rapporte-t-il des clients ?

Un appel de 15 minutes, exploratoire et sans engagement. On aura visité votre site avant d'en parler.

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