La réponse courte : oui, on peut avoir un site web pas cher en 2026, et même pour moins de 100 €, à condition de le faire soi-même sur une plateforme ou avec l'IA, et d'accepter ce que ça implique : personne pour l'entretenir, le sécuriser ni le faire remonter dans Google. Le vrai piège du pas cher, c'est l'entre-deux : le site à 500 ou 1 000 € fait par quelqu'un qui n'a pas le temps d'y passer, ou le site « offert » contre un loyer de 39 € par mois pendant quatre ans. C'est là qu'on perd juste l'argent. Les prix cités ont été vérifiés à la source le 21 septembre 2026.
Pouvez-vous vous permettre un site pas cher ?
La question se pose à l'envers de ce qu'on croit. Le pas cher se justifie quand le site n'a pas encore de travail à faire ; il coûte cher dès qu'il en a un. Trois situations couvrent la plupart des cas.
Vous testez une activité. Pas encore de clients, une offre qui bouge encore, un site qui sert de carte de visite pour ne pas répondre « je n'ai pas de site » quand on vous le demande. Ici, le pas cher est le bon choix : l'argent est mieux placé dans vos premiers clients que dans un site qu'il faudra refaire quand l'offre sera claire.
Votre activité vit de sa réputation. Avocat, architecte, comptable, coach, artisan : le site est visité avant le premier appel, et le prospect compare. Un site amateur ne fait pas fuir tout le monde, il fait fuir une partie de ceux qui hésitaient. Un seul client perdu par mois représente plus, sur un an, que la différence entre un site pas cher et un site fait par un professionnel. Le pas cher est ici la dépense la plus chère.
Le site doit faire quelque chose. Réservation en ligne, catalogue, espace client, connexion à vos logiciels, deux ou trois langues : ce n'est plus un site pas cher, quel que soit l'outil, et il vaut mieux partir des vraies fourchettes de prix d'un site professionnel en Belgique.
Les méthodes, du gratuit à 1 500 €
Cinq façons d'avoir un site à petit prix, classées par ce qu'elles coûtent vraiment, la première année et sur trois ans.
Gratuit : la plateforme sur son sous-domaine
Wix propose un plan gratuit sans carte bancaire, Webflow un plan Starter gratuit, Squarespace un essai de 14 jours (pages tarifs des trois éditeurs, 21 septembre 2026). Vous assemblez vos pages par glisser-déposer et le site est en ligne le jour même. Le prix caché se lit dans l'adresse : votresite.wixsite.com ou votresite.webflow.io, avec la bannière de la plateforme. Pour un projet d'école ou un test d'une semaine, ça suffit. Pour une entreprise, l'adresse dit à chaque visiteur que vous n'avez pas investi 15 € dans un nom de domaine.
Moins de 100 € : votre assistant IA et une mise en ligne
La nouveauté de 2026. Si vous payez déjà un abonnement à Claude ou à ChatGPT, vous pouvez lui décrire votre site en conversation : il produit les pages, les textes de départ et la mise en page. Il reste à les mettre en ligne, et c'est le rôle d'un service comme SayLive : 99 € une seule fois par site, aucun abonnement, un essai de 14 jours sans carte, un sous-domaine offert ou votre propre nom de domaine, et des fichiers qui vous appartiennent (saylive.ai, 21 septembre 2026). Le résultat est un site dit statique : des pages fixes, sans espace d'administration, que votre assistant modifie à la demande. Parfait pour une carte de visite, un portfolio, un restaurant, une page d'événement ; pas pour une réservation intégrée ou des comptes clients. Lovable joue dans la même cour pour qui veut une petite application plutôt qu'un site, avec un plan gratuit de 5 crédits de construction par jour (lovable.dev/pricing, même date).
100 à 220 € par an : la plateforme avec votre domaine
Le loyer classique. Pour publier sur votre propre nom de domaine, sans bannière : Wix à partir de 17,77 $ par mois en facturation annuelle (formule Light, prix affichés en dollars sur la page internationale et variables selon la région), Squarespace à partir de 9 € par mois en annuel pour la Belgique (formule Basic, 108 € par an), Webflow à 15 $ par mois par site en annuel (formule Basic). Trois outils sérieux, chacun avec son caractère : Wix est le plus guidé, Squarespace le plus soigné sur modèle, Webflow le plus libre visuellement et le préféré des designers. Les trois ont le même défaut : vous êtes locataire. Le jour où vous arrêtez de payer, le site disparaît ; les textes et les images se récupèrent, pas le site. Sur cinq ans, le loyer d'une formule intermédiaire finit par coûter un site. Nous détaillons ce compromis dans Wix ou site sur mesure et dans Webflow ou Wagtail.
300 à 1 500 € : le prestataire low cost
C'est ici que l'argent se perd. Un freelance trouvé sur une place de marché qui livre un site à 400 € en trois jours, un template acheté 60 € et rempli à la va-vite, ou la formule commerciale très répandue en Belgique : le site « offert » contre un abonnement de 30 à 50 € par mois, avec un engagement de 36 ou 48 mois. Faites le calcul : 39 € par mois pendant 48 mois, c'est 1 872 €, pour un site sur un modèle partagé avec des centaines d'autres, qui ne vous appartient pas et qui disparaît avec le contrat. À ce prix, personne n'a passé de temps sur votre projet : ni sur ce que vous vendez, ni sur qui doit vous appeler, ni sur ce que le site doit produire. On a rempli des cases.
1 500 € : la même IA, entre les mains d'un designer
La cinquième méthode utilise les mêmes outils que la deuxième, avec une différence : quelqu'un dont c'est le métier tient le clavier. On y revient plus bas, parce que c'est le point qui change tout.
Là où on perd juste l'argent
Cinq situations reviennent dans les sites qu'on nous demande de reprendre.
- Le site livré sans cadrage. Personne n'a demandé à qui il s'adresse ni ce qu'il doit obtenir : il présente, il ne convertit pas. Il sera refait dans les dix-huit mois, et la première dépense est perdue
- Le nom de domaine au nom du prestataire. Le jour où vous voulez partir, votre adresse part avec lui, et le référencement acquis aussi. Vérifiez que le domaine est enregistré à votre nom, avec votre adresse mail
- Le site loué. Trois ans de loyer, zéro patrimoine : à la fin, vous n'avez rien à emporter, et tout est à refaire
- Le site jamais mis à jour. Des horaires faux, un numéro qui ne répond plus, une offre qui n'existe plus : un site pas cher qu'on n'entretient pas devient un site qui fait perdre des clients
- Le site qui fait fuir. Le coût invisible. Le prospect a ouvert trois sites avant de choisir qui appeler ; le vôtre a chargé lentement sur son téléphone, avec une photo floue et un formulaire qui n'aboutit pas. Il ne vous le dira jamais
Le point commun : refaire deux fois coûte toujours plus cher que faire bien une fois, et le vrai prix d'un site se mesure aux clients qu'il amène ou qu'il perd, pas à la facture.
Les risques que le devis ne montre pas
Le prix bas se paie ailleurs, et rarement sur la facture. Quatre risques reviennent sur les sites pas chers qu'on nous apporte, et le dernier découle des trois autres.
Pas de maintenance. Un site installé sur WordPress pour 500 €, c'est en général un thème, une dizaine d'extensions, et personne pour les mettre à jour une fois la facture payée. C'est là que les failles apparaissent : Patchstack, spécialiste de la sécurité WordPress, a recensé 11 334 nouvelles failles dans l'écosystème WordPress en 2025, dont 91 % dans les extensions (rapport 2026, relevé du 17 septembre 2026). Un site qu'on ne met pas à jour s'ouvre un peu plus chaque mois.
Le piratage. La suite logique. Un site pas cher n'intéresse aucun pirate en particulier ; il intéresse des robots qui testent des milliers de sites par heure sur des failles connues. Le scénario classique : des pages de spam injectées, une redirection vers un site de contrefaçon, votre nom de domaine en liste noire, vos emails qui partent en indésirables, et l'avertissement « Ce site a peut-être été piraté » sous votre nom dans Google. Le prestataire à 500 € ne répond plus, et le nettoyage coûte plus cher que le site. Les plateformes en location et les sites fixes produits avec l'IA échappent en grande partie à ce risque : rien à mettre à jour, pas d'espace d'administration à forcer. Le risque se concentre sur le CMS installé puis oublié.
Le référencement qui ne prend pas. Le site pas cher est mis en ligne, puis plus personne n'y touche : textes génériques du modèle, aucune page par service ni par ville, pas de fiche Google Business reliée, aucun suivi de ce que Google en fait. Six mois plus tard, le site n'apparaît que sur votre propre nom, et encore. Personne ne vous le dit, parce que personne ne regarde.
Donc le site ne sert à rien. C'est là que mènent les trois risques précédents. Un site qu'on ne trouve pas, qui affiche des horaires faux ou que Google signale comme piraté n'amène aucun client ; il en fait perdre. Le prix bas n'aura rien économisé : une dépense sans retour, plus le coût de tout refaire.
L'IA rend-elle le site pas cher enfin bon ?
En partie, et c'est nouveau. Ce que l'IA fait bien, seule, en une heure : la structure d'un petit site, une mise en page propre, des textes de départ, une version mobile correcte. C'est mieux que la majorité des sites à 500 € livrés il y a deux ans, et les plateformes l'ont intégrée : Wix génère un site à partir d'une seule consigne, Squarespace inclut des crédits d'IA dans chaque formule (10 crédits une fois sur la formule d'entrée, 20 à 120 par mois ensuite), et la voie « votre assistant plus une mise en ligne » décrite plus haut ne demande aucun outil supplémentaire.
Ce que l'IA ne fait pas à votre place : décider à qui le site s'adresse, ce qu'il doit obtenir (un appel, une réservation, un devis), quelle promesse mettre en haut de page et laquelle enlever. Elle ne prend pas vos photos, ne vérifie pas que le formulaire arrive dans votre boîte, ne déclare pas votre entreprise sur Google pour le référencement local, et ne mettra pas le site à jour toute seule dans six mois. Elle donne un point de départ honnête. La suite dépend de qui la pilote.
Le même outil, deux résultats
Prenez Claude et SayLive, ou Webflow, ou Squarespace, et donnez-les à deux personnes : un indépendant qui fait son site un dimanche, et un designer qui en a fait deux cents. Le premier obtient un site correct. Le second obtient un site qui n'a rien à voir, avec les mêmes outils et le même budget de licence :
- Un brief avant la première ligne : pour qui, pour obtenir quoi, face à quels concurrents
- Une hiérarchie : une promesse en haut, une preuve, un seul appel à l'action, au lieu de six sections de même poids
- Des textes deux fois plus courts, écrits pour celui qui lit sur un téléphone en marchant
- Une photo cadrée et allégée plutôt qu'un visuel de banque d'images que vos concurrents utilisent aussi
- Un site qui charge vite, qui passe sur tous les écrans, dont le formulaire a été testé
- Un nom de domaine à vous, des adresses propres, un référencement de départ correct
C'est la raison pour laquelle payer quelqu'un qui maîtrise ces outils reste le meilleur rapport entre le prix et le résultat, dès que le budget existe. Et c'est ce que nous avons mis dans notre formule Solo : un site d'une page, cinq à six sections, généré avec l'IA sur une base KernWeb puis cadré par un designer, pour 1 500 € HTVA, forfait. Un aller-retour de corrections, le nom de domaine et l'hébergement de la première année compris, le site vous appartient, en ligne dix jours ouvrés après réception de vos contenus. Elle ne comprend pas d'espace d'administration (CMS), de multilingue, de blog, de rédaction ni de réservation intégrée : quand l'activité grandit, on passe à un site sur mesure (le détail dans nos questions fréquentes).
Le récapitulatif
| Méthode | Coût la première année | Coût sur trois ans | Le site est à vous | Bon choix si | On perd l'argent si |
|---|---|---|---|---|---|
| Plateforme gratuite | 0 € | 0 € | Non | Test, projet d'école, page temporaire | C'est le site d'une entreprise |
| Votre assistant IA et SayLive | 99 € (abonnement IA déjà payé) | 99 € | Oui, les fichiers | Carte de visite, portfolio, événement | Vous n'avez pas le temps d'y revenir |
| Plateforme avec domaine (Wix, Squarespace, Webflow) | 108 € à 213 $ | 324 € à 640 $ | Non | Indépendant autonome, lancement rapide | Le site doit durer cinq ans |
| Prestataire low cost, site loué | 400 à 600 € | 1 400 à 1 900 € | Rarement | Presque jamais | Le contrat vous engage 36 ou 48 mois |
| Solo (IA et designer) | 1 500 € HTVA | 1 500 € et l'hébergement | Oui | Indépendant dont le site doit rassurer | Il vous faut un blog ou une réservation intégrée |
Comment choisir sans se tromper
Trois règles simples.
Moins de 1 500 € de budget : faites-le vous-même. Plateforme gratuite pour tester, ou votre assistant IA et SayLive pour un vrai site à votre nom pour 99 €. Ne payez personne 500 € : à ce prix, vous achetez un formulaire rempli, pas un travail.
1 500 € : faites-le faire par un professionnel avec les mêmes outils. C'est le prix d'un site d'une page cadré par un designer, qui vous appartient et qui rassure le prospect avant qu'il appelle.
Le site doit amener des clients : ce n'est plus un site pas cher. Comptez à partir de 5 000 € HTVA pour un site professionnel cadré par un designer, et si votre entreprise est à Bruxelles, la prime Digitalisation couvre de 25 à 70 % des dépenses éligibles : un site sur mesure y revient parfois au prix d'un site loué.
Vous hésitez sur la méthode ? Décrivez-nous votre projet : si une plateforme ou l'IA suffisent à votre stade, on vous le dira.
